Partie 1: Le cinéma hollywoodien à travers les âges.

a) Sa naissance début 20eme

       

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La ville de Hollywood, s'est vite révélée être le lieu idéal pour produire des films. A l'origine simple bourgade, elle s'est forgée une place prépondérante dans l'histoire du cinéma. 

 De nombreux producteurs indépendants comme Lois Weber, Maurice Tourneur ou Erich von Stroheim participent à l'histoire du cinéma hollywoodien.

Lieu mythique de l'histoire du cinéma, Hollywood, traverse diverses périodes d’innovation, cela, malgré les crises et les guerres. La ville se développe et prospère, notamment dans les années 30 où elle produit en grande quantité, grâce à la confirmation des genres et aux acteurs vedettes.  

Des mouvements protestataires au sein de cette institution ternissent quelque peu cette ascension. 

 

 

Fondation d'Hollywood :

 

Monsieur Horace et Madame Daeida Wilcox deux immigrés, acquièrent à la fin du XIXème siècle un terrain. D'un simple ranch, situé dans la banlieue de Los Angeles, le couple y établit une bourgade. Madame Daeida Wilcox propose de nommer cette propriété « Hollywood ». Cette appellation signifie bois de houx et fait référence à une colonie allemande de même nom située dans l'Ohio. Hollywood devient ainsi le nom officiel en 1887, et l’avenue Prospect est créée, de nos jours appelée Hollywood Boulevard.

 

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En 1900, des offres de services se développent par la création d'un bureau de poste, d'un journal, de marchés et par la construction d'un hôtel. Proche de Hollywood, Los Angeles admet une population de 10 000 habitants. Le couple décide alors de dynamiser l'activité de Hollywood en créant une ligne de tramway rejoignant les deux villes. Cette liaison va permettre à Hollywood d’accueillir un grand nombre de touristes, notamment des réalisateurs. Ces derniers sont attirés par le climat ensoleillé, la diversité des paysages, mais aussi par les prix peu élevés des terrains. Les touristes apprécient la vie en plein air et pratiquent du sport. L'activité de la citée commence à s'affirmer. 

 

En 1903, Hollywood, se rattache à Los Angeles et gagne le statut de ville. Elle comporte à présent 700 habitants. Elle multiplie par dix ce nombre en dix ans pour atteindre 7 000 habitants en 1913. 

 

C'est ainsi qu'une bourgade de Californie du sud, se prépare à devenir la capitale mondiale du cinéma. Hollywood devient un lieu mythique et peu à peu des studios s'y développent. Des compagnies s'installent et créent leur propre communauté. 

 

 

Les premiers films, les acteurs :

 

 

A Hollywood des réalisateurs comme Francis Boggs et D.W Griffith décident d'y réaliser des films. 

Francis Boggs , l'un des premiers réalisateurs, se rend avec son coéquipier Thomas Persons à Hollywood. En 1907, il travaille dans la ville du nord-Est de l'État de l'Illinois et tourne « Monte Christo » en 1908. Il décide de s'installer sur la place boulevard Edendale, en 1909 pour y créer un studio et y tourner « The Heart of a race ». De nombreux réalisateurs suivent son exemple. Ce transfert leur permet d'échapper à la concurrence de la motion Picture Patent Compagny (Le Trust Edison), qui règne à cette époque sur le cinéma à New York. En 1910, Francis Boggs réalise, avec son équipe, « In Old California » avec David Wark Griffith. Après avoir réalisé quelques courts métrages la troupe repart à New York. 

 

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En Décembre, 1913, un représentant de la Famous Players Lasky, la future Paramount, arrive de New-York à la recherche d'un local-studio pour y tourner un film sur les Indiens. Le représentant de la Compagnie,  Cecil B. DeMille,  tourne le "Mari de l'Indienne" (The Squaw Man) , le 1er long métrage du Muet et l'ancêtre des Westerns. Ce film connaît le premier le succès au delà des États-Unis. 

 

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Par la suite, D. W. Griffith réalisa la première superproduction en filmant « Naissance d'une Nation » (1915), suivi d'« Intolérance » (1916).                                                                             

En 1914, la guerre éclate en Amérique et, de nombreux acteurs sont mobilisés. La production cinématographique européenne est presque arrêtée.

 

                                                                                                                                                                                                 

Lorsque le public se réfugie dans les salles pour tenter d'oublier les horreurs de la guerre, il découvre un percharlie.jpgsonnage dans les courts métrages de Sennett, malchanceux, reconnaissable avec sa moustache, sa canne, sa démarche et son chapeau melon : Charlot, interprété par Charlie Chaplin (« Une vie de chien », comédie burlesque). Mack Sennett, tourna notamment des centaines de ces courts-métrages comiques pour la Keystone, du côté de Edendale. Chaplin devient ainsi une vedette mondiale en moins de 3 ans. Embauché à 75 US$ la semaine à ses débuts, Charlie Chaplin signa en 1917 le premier contrat de un million de dollars enregistré dans les annales du cinéma. Il devint ainsi multimillionnaire à 28 ans, et s'installa en 1918 dans ses propres studios. Avec Douglas Fairbanks et Mary Pickford, les deux vedettes en vue de l'époque, il fonda en 1919 United Artists, contribuant ainsi à asseoir l'image de Hollywood comme capitale mondiale du cinéma. 

 

                                                                                                                                                                                                      

 Les studios et compagnies :

 

 

Hollywood devient un lieu mythique. Petit à petit des studios y sont créés et des compagnies s'y installent. Les «trust» sont de puissantes entreprises détenant une position dominante sur plusieurs marchés à l’intérieur même d'un secteur industriel.

 

 

Edison, Biograph, Vithagraph, Essanay, Lubin, Selig, Kalem et deux producteurs français implantés aux U.S.A les Pathé Frères et Star Film en sont tous des adhérents. 

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Ainsi, les membres du «trust», Motion Picture Patents Company, tous originaires de la côte est de Chicago, s'installent en Californie dans les années 1910.

De la même manière, certaines grandes sociétés possèdent de vastes installations à Hollywood. 

Parmi elles les fameuses 7 Majors : MetroGoldwyn-Mayer, Warner Brothers, Paramount, 20th Century Fox, the Walt Disney Company, Columbia Tristar et Universal.

 

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La Paramount s'installe dès 1913 à Hollywood, et la Fox construit son premier studio en Californie en 1917.                                          

En 1911 , concrètement le premier studio fait son apparition dans l'ancienne taverne Blondeau par David Horsley et son frère William Horsley. Il permet de réaliser les westerns de la compagnie Nestor.

Puis, les compagnies Vitagraph et Lubin, , ouvrent des studios californiens en 1911 et 1912. 

Carl crée le studio Universal en 1912.

En 1913, des propriétaires de salles, notamment Adolph Zukor, Louis.B Mayer, Harry Cohn ou Sam, Harry et Jack Warner font fortune grâce au cinéma. 

 Dans un premier temps, de 1908 à 1913, Hollywood ne produit que des courts métrages. Puis en 1920, sur 750 longs métrages produits aux USA, la majorité est créé à Hollywood. 

 

 Six compagnies produisent prés de la moitié de ces films : la Fox Film Corp., la Paramount, Famous Playeurs-Lasky, Pathé, Universal, Goldwyn Pictures Corp. et Metro Pictures Corp. 

 

 En 1920, la compagnie de Thomas A. Edison cesse de produire des longs métrages.

 

En 1924, la Goldwyn et la Métro font parties d'une nouvelle compagnie de production, la MGM (Métro-Goldwyn-Mayer) une filiale de Loew's qui deviendra l'une des plus célèbres chaînes de salles. La découverte du cinéma du son placera en premier plan la Warner Bros.

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 Les directeurs de ces puissantes compagnies, les « movie moguls » (terme venant des conquérants mongols de l'Inde au XVIème siècle pour désigner les directeurs des compagnies hollywoodiennes les plus importantes) sont à l'époque : Adolph Zukor (Paramount), Louis B. Mayer (MGM) William Fox, les frères Harry M. et Jack L. Warner.

 

 

Producteurs indépendants :

                                                                                                                                                                                        

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Hollywood a su attirer, puis accueillir, dès les années d'après guerre, les plus talentueux des cinéastes qui jusque là travaillaient en Europe. On remarquera le français Maurice Tourneur, l'autrichien Erich Von Stroheim (Les rapaces), producteurs indépendants. Ces derniers décidèrent d’échapper à l'emprise économique des grands studios et rejetèrent le mythe hollywoodien.

Le Français Maurice Tourneur se rend aux USA en 1914 et monte sa propre compagnie de production en 1918. Son film « The last of the Mohicans » (1920) adapté du roman de James Fenimore Cooper est considéré comme un chef d’œuvre. Par la suite, Tourneur travaille pour la MGM et la Paramount. Il quitte la MGM en 1927 en cours de production et retourne en Europe ou il dirige plus de 20 films.     

 

 

 

 

 

imagescavtyi5c.jpgLois Weber traite des sujets sociaux comme l'avortement, le racisme et la peine capitale alors que les réalisateurs du moment s'intéressent à la formule traditionnelle du « boy-meets-girl ». Cette dernière veut influencer la moralité du public d’après les concepts chrétiens fondamentalistes. Pourtant, Weber n'hésite pas à incarner la statut représentant la « Vérité nue » dans son film Hypocrite (1914). Ce film vivement controversé suscite des émeutes mais incite Universal , dont Lois Weber reçoit déjà l'un des salaires les plus élevés des réalisateurs du muet (5000 dollars par semaine ) à lui laisser carte blanche. Elle réalise alors « Where are my children ? » (1916) un pamphlet contre les dangers des avortements illégaux. Son dernier film muet, « The angel of broadway » (1927), n’est pas distribué parce qu' il traite de la prostitution.

                                                                                                                                                                                                                                                                                  

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

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Erich von Stroheim est un immigrant autrichien qui se présente à Hollywood sous les traits d'un aristocrate et d'un officier. Il se fait connaître en jouant des rôles d'allemands dans ses films sur la Première Guerre mondiale. On le nomme « The man you love hate ». Il réalise « Blind Husbands » (1919), une histoire triangulaire entre une Américaine délaissée par son mari et un officier autrichien qu'il interprète. Stroheim obtient des acteurs une authenticité dans leur jeu rare à cette époque. Pour « Foolish Wives » (1922) il fait reconstruire le casino Monte-carlo et une station balnéaire méditerranéenne. Un deuxième lieu de tournage identique est construit à plusieurs centaines de kilomètres le long de la cote californienne pour filmer l’océan en face du casino. Il dépasse son budget et est considéré comme irresponsable. Il réalise « Greed » (1924) qui contient les séquences de réalisme les plus impressionnantes des films muets américains. Il est remplacé au cours du montage de « The wedding March » (1928) car ses budgets sont excessifs et la Paramount ne lui permet pas non plus d'achever le tournage de « Queen Kelly » (1928-39). Ce film produit par Gloria Swanson et J. R Kennedy sera distribué par United Artists. 

 

                                                                                                                                                                                                                 

Ainsi les producteurs indépendants tiennent un rôle important dans l’évolution du cinéma Hollywoodien. Ils produisent un cinéma  reconnu aujourd'hui.

 

 

Les innovations techniques :

  

Des années 20 à 30 le cinéma a connu une rupture avec l'invention des films parlants. Les compagnies électroniques détenant de gros budgets participent à la recherche de l'enregistrement du son. Ainsi, des innovations techniques comme les progrès des télécommunications, la sonorisation des dessins animés ou encore le Technicolor proviennent de ces financements. Les compagnies expérimentent le son enregistré sur disque. 

Au XIXème siècle Edison a réuni le phonographe et les caméras de cinéma.

Puis, en 1926, les recherches de Western Electric permettent d’améliorer l'amplification et commercialisent un système d'enregistrement sur disque et caméra dont l'énergie provient du même moteur, le Sound-on-disc.

Elle s’associe avec la Warner pour créer le Vitagraph. Celle-ci présente un projecteur et un tourne disque fonctionnant avec un seul moteur. Des hauts parleurs sont rajoutés dans le but d'amplifier le son. Enfin, plusieurs systèmes comme Le Sound on disc , ou Sound on film sont testés par les différentes compagnies et studios.

La sonorisation des dessins animés a fait son apparition dans quelques cinémas grâce à L’Américain Winsor McCay et le français Emile Cohl, pionniers des dessins animés.

Avant la projection des longs métrages, les dessins animés étaient affichés en premier partie de séance.

aafourcolorno162cover001.jpg« Felix the Cat » créé en 1919 par Otto Messmer et produit par Pat Sullivan , est le premier dessin animés à être conçu comme distraction pour les enfants. Walt Disney fonde la compagnie Laugh O Gram puis se rend à Hollywood. « Alice in Cartoonland » (1923-1926) ainsi que « Oswald the Rabbit » sont deux productions de Walt Disney mélangeant le dessin animé et l'action réelle.

En 1928, Disney est touché par une crise, un producteur lui retire Oswald.

Cependant, à l'aide de son coéquipier Ub Iwerks ils créent le fameux personnage de Mickey Mouse ainsi que deux dessins animés. Mickey ne fait pas tout de suite unanimité aucun distributeur n'est prêt à s'en occuper. Alors Disney réalise « Stemboat Willie» , une nouvelle histoire sur Mouse, avec du son et synchronisé. Il enregistre le film grâce au système cinéphone qui appartient a un producteur indépendant.

Il obtiendra finalement 29 oscars pour ses films.

Herbert Kalmus conçoit le premier système d enregistrement de la couleur. « The Black Pirate » (1926) connaît un immense succès grâce à cette nouvelle invention.

Les studios Hollywoodiens utilisent le système de technicolor pour des parties spéciales dans les films en noir et blanc comme « The Wedding March » (1928), « The Broadway Melody » (1929) et « Paramount on parade » (1930).

En 1932, dans le dessin animé « Flowers and trees », trois couleurs différentes apparaissent sur l'écran.

Les grands studios jouent un rôle dans l’expérimentation et le développement des premiers films sonores. Les deux plus grands studios, la Paramount et la MGM ne s'intéressent pas tout de suite aux films parlants. Malgré les efforts de la Warner et de la Fox . Warner va tout de même réussir à convaincre les autres compagnies notamment grâce au système du Sound-on-disc Vitaphone ainsi que la volonté de Fox à ne produire que des films sonores.

En 1929, l'industrie cinématographique distribue plus de 300 films parlants. On trouve « Sunsrise » (27), film de F. W Murnau.

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« The Wind3 » (28) par Victor Seastrom est l'un des derniers films muets.

 


 
 

 

b) L'apogée du cinéma hollywoodien (30-50)

 

Les années 30 nommées l'age d'or de Hollywood, on assiste a une évolution spectaculaire des innovations, notamment du son et de la couleur malgré les impacts de la crise encore présents.

 

A la suite de la crise des années 29, les studios Hollywoodien subissent de grandes pertes financières, alors qu'ils viennent d'emprunter des sommes d'argent pour financer le passage au parlant. Celle-ci provoque un chômage massif parmi les artistes et les acteurs. On assiste à l'apparition de grèves et à la création de syndicats d'acteurs et de scénaristes comme la Screen Actors Guild et la Writers Guild of america. Dans le journal du New Deal , Franklin D Roosevelt crée un article dans le but d'aider les artistes en difficulté. 

 

Des 1931, la fréquentation des salles baisse, notamment provenant de la hausse du prix d'entrée. Les salles doivent, d'une part, s'équiper de moyens techniques sonores et, d'autre part, supporter la hausse du coût de production des films. Le développement de studios nécessitant des moyens plus lourds et la multiplication des prises sont également à l'origine de cette hausse des tarifs. 

 

Toutefois, Hollywood produit plus de 5 000 films par an. Le cinéma prend une place importante dans la vie des américains notamment comme source idéologique et culturelle. Ainsi, le cinéma hollywoodien,  industrie de loisirs, est particulièrement touché par la crise économique de 29. 

 

                                   Gifs animés Divers

 

 

 

Socialisation des thèmes hollywoodiens:

 

 

imagescam8rx9b.jpgDans les comédies loufoques, « screwball comedies » des personnages capricieux et riches à qui on donne des leçons de morale sur les valeurs humaines font leur apparition sur les écrans. « It happened One Night » (1934) de Frank Capra est le premier film à remporter 5 oscars. Ainsi, le studio Columbia passe de la « poverty row », compagnie gérée à petit budget et de faibles salaires, au rang des majors. 

 

Capra l'homme le plus important de la compagnie réalise des comédies particulières ou il s'inspire de la vie quotidienne.

 

Gregory La cava réalisa l'une de ses comédies loufoques les plus originales, « My Man Godfrey »(1936) produite par Universal.

                                                                                                                                 

 

                                                                                                                                                                                        

Léo McCarey est considéré par Jean Renoir comme l'un des rares réalisateurs à comprendre le genre humain.

Il réalise quatre des meilleurs « Laurel et Hardy », « Habeas Corpus »(1928), « We Faw Down »(1928), « Liberty »(1929) et « Wrong Again » (1929). Il impose un style ardent dans les comédies loufoques avec les Marx Brothers et W.C Fields.

Frank Capra et John Ford contribuent à former la mentalité américaine, Capra par ses comédies sociales et Ford par ses films historiques.

Immigré à Los Angeles, à l'âge de six ans. Après sa célèbre comédie « It Happened One Night », il réalise des films centrés sur les valeurs sociales, comme « Mr Deeds to Town » (1936). Il cherche à souligner les qualités de dirigeant et la bonhomie des personnes simples. 

 

 

John Ford est né dans l'état du Maine, de parents immigrants irlandais. A l'âge du muet, il a tourné des westerns (1917), puis il choisit de s’orienter vers des thèmes politiques. Ses films les plus marquants traitent des grands mythes américain, « Drums along the Mohawk » (1939),  « The Grapes Of Wrath », dans la même année.

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Nouveaux talents:

  

                                                                                                                                                                                    imagesca7i74nc.jpg                                                                                                                                                         

La révolution du parlant transforme de nombreuses carrières. Dans un premier temps Chaplin ne souhaite pas tourner dans un film parlant. Il distribue seulement deux comédies pendant les années 30 : « City Lights » et « Modern Times ». Tout en conservant son personnage de vagabond, il ajoute à ses films de la musique et des effets sonores. Chaplin finit par parler à l’écran avec « The Great Director ». 

 

 

Une nouvelle vague de nouveaux talents fait son apparition sur les écrans. En Allemagne, l'occupation de plus en plus inévitable du parti nazis, notamment par l'emploi de la censure, provoque l'exil d'un grand nombre de personnes du monde du cinéma. Ainsi, de nombreux romanciers, et musiciens se réfugient en Californie du Sud, et permettent à Hollywood de devenir un centre culturel admirable. 

 

Des réalisateurs tels que George Cukor, Person Struges et l’acteur Paul Muni se rendent en Californie. 

 

Entre 1929 et 1930 les studios embauchent une douzaine de nouveaux acteurs ayant déjà acquis l’expérience de la scène. Plusieurs d'entre eux deviennent rapidement des stars, Spencer Tracy à la Fox, Irene Dunne à RKO et James Cagney à la Warner. Par précaution, les studios proposent des contrats d'environ sept ans afin d’être sur de la présence des acteurs. Cependant, des vedettes comme Barbara Stanwy, Cary Grant vont, des années plus tard, s’affirmer en tant qu'indépendants. 

 

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Lors de l'ère dite « classique », on assiste à la confirmation des genres. 

 

Dans les années 30, la classification des films par genre est issue de la littérature romanesque populaire. Elle s’adresse au public populaire et s'intéresse aux questions sociales et au sort des plus démunis. « Les raisins de la colère » et « Quelle était verte ma vallée » retracent la vie des mineurs de John Ford. Certains films de Chaplin dénoncent la montée du fascisme « Le dictateur » (1940) et les conditions de vie des ouvriers, « Les temps modernes »(1936).

 

 

                                              

imagesca0d5tcn-1.jpg« Dracula » est un des premiers films classiques d'horreur. Le premier film d’horreur étant intitulé « Dr Jekyll et Mr Hyde », 1920. Browning joue sur l'éclairage afin d'accentuer cet effet de peur et cet aspect surnaturel du vampire, joué par l'acteur hongrois Bela Lugosi. L’intérêt est de faire oublier la technique au spectateur pour le fasciner par l’histoire lui permettant d'oublier qu'il se trouve en face d'une histoire fictive.
Cette stratégie de montage aide à la mise en place du suspens par l’excitation de l’action prochaine, l’attente dramatique est l'une des qualités Hollywoodienne.

 

Le premières comédies musicales, ont du mal à s'épanouir dans le cinéma notamment provenant du manque d'étendue des mouvements des caméras.

 

 Cependant, en 1933, lorsque la Warner crée une série sur des histoires de show business composées de chorégraphie de danse par Busby Berkeley, la comédie musical connaît un retour d’intention. 

 

Avec la technique du parlant, de nombreux acteurs et scénaristes vont travailler dans la comédie. On peut maintenant utiliser la parole afin de faire rire. 

 

Les Marx Brothers tournent cinq comédies hilarantes pour la Paramount, « The Cocoanuts », « Animal Crackers », « Monkey Business », « Horse Feathers et Duck Soup ».

 

Le 7 décembre 1941, l'armée japonaise détruit la plus grande partie de la flotte américaine. Cet événement choque de nombreux américains. Quelques mois plutôt l'aviateur Charles Lindbergh déclarait : « Personne ne désire nous attaquer, et personne n'est en mesure de le faire ». Lors des élections de 1940, Roosevelt avait promis à l’Amérique de ne pas entrer en guerre. Pourtant, en juin, le National Service and training Committee est chargé de chercher de nouvelles armes, dont la bombe atomique. Roosevelt envoie une aide militaire à l'Angleterre, et en mars 1941, il obtient la possibilité de secourir des pays étranger si cela contribue à la défense de l'Amérique. Grâce aux progrès économiques, le pays ne risque pas de tomber dans un conflit national. Ainsi, l'industrie cinématographique détient une plus grande autonomie.

 

 

Mais malgré la place que Hollywood prend dans le cinéma, de nombreuses contesatations vont faire leur apparition dans les années 60.

c) Les mouvements protestataires et le cinema hollywoodien à nos jours...

 

 

Les messages hollywoodien équivoques:

                                                                       

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Le cinéma crée une sorte d'ennemi, un mal contre lequel la nation doit s'unir, ceci dans le but de renforcer l'unité nationale dans l'esprit des populations. Cependant, Hollywood ne souhaite pas outrer les communautés allemandes des USA. Dans ce contexte, il ne divulgue pas  la vérité sur l'étendue de l’idéologie nazis pendant une grande partie des années 30. La même attitude est employée concernant la politique européenne. En 1939, devant l'ampleur de la guerre en Europe, Hollywood commence à prendre parti. « Confessions of a Nazi Spy » un film de Litvak fait le récit d'un agent du FBI espionnant le parti nazis dont le chef ressemble à Hitler. « To be or not to be » en 1942 produit par Lbitsh et United Artists est une satire humoristique de cette période qui dénonce explicitement le nazisme.

  

 

 

Défis politiques à Hollywood:

 

 

A partir de la seconde guerre mondiale le gouvernement américain va reprocher au cinéma hollywoodien son hégémonie. Il va lancer ainsi un procès « antitrust » contre Paramount et toutes les autres principales compagnies, la MGM, la Warner, RKO et la 20th Century Fox. 

 

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En 1948, la cour suprême demande aux 5 majors de se délaisser de leurs terres. L'application de la loi antitrust se trouve n 'être qu'un prétexte dans le but de démanteler l'univers hollywoodien. Beaucoup de cinéastes et de réalisateurs sont surveillés et soupçonnés d’être des espions communistes et ainsi de vouloir nuire à l'unité nationale.

 

 

Le cinéma américain n'aura jamais été autant contrôlé et orienté par le gouvernement qu'à cette époque.

 

Un courant anti-hollywoodien :

 

Les films alternatifs font leur apparition dans les années 60. Ces  films sont dits d'avant garde, extrémistes. Jonas Mekas et Shirley Llarke sont deux réalisateurs marquants dans le cinéma indépendant.

 

 

Jonas Mekas, né en Lituanie s'installe aux USA en 1950 après avoir passé des années dans les camps européens de déportés. Il devient le chef jonas-mekas-jeune-cineaste.jpgdu New American Cinéma et fonde, en 1955, le magazine Film culture, dont il demeure le rédacteur en chef pendant plusieurs années. Il rédige des articles sur les films indépendants pour The Village Voice. Il est l'un des organisateurs de la Film-Makers Coopérative de 1961 qui distribue des films indépendants et de la Film-Makers Cinémathèque de New York en 1963. Il crée en 1970, l'Anthology Film Archive de New York, qui projette plusieurs films et possède de la documentation sur le cinéma indépendant.

 En 1964, Mekas réalise « The Brig », l'un des films les plus impressionnant de cette époque. La représentation de la pièce « Living » , Théâtre de Kenneth Brown, dont l'action se déroule dans une cellule de navire de la marine américaine, est filmée par Mekas en une nuit. Il y expose une part de la déshumanisation dans tout ce qu'elle peut avoir d'oppressant.

 

 

 

 

Le terme « alternatif » représente les films expérimentaux de l'underground, du New American Cinéma. Ces films traitent des sujets comme l'homosexualité. Dans le film « The connection » (1961), Shirley Clark rassemble les points dominants et communs à ces films. Le personnage qui joue le documentariste prononce dans le film «  I'm not interested in making a Hollywood picture ». Ainsi, the « connection » amène les téléspectateurs à s'interroger sur  ce que signifie le fait de tourner un film et d'être filmé, de regarder et d'être regardé.

                                                                                                                                        

 

 Hollywood et la société:

 

 Les studios de Hollywood se mettent tardivement à participer aux nouvelles tendances comme, le cinéma-poésie. Ainsi, dans les années 60 ils traversent une des périodes économiques les plus graves de leur histoire. La crise frappe le monde entier avec la Nouvelle vague en France et au Japon, le cinéma Novo au Brésil. La moyenne de la fréquentation des salles par semaine se stabilise dans les années 60 à moins de la moitié de celles des années 50. En 1963, cependant 121 longs métrages de fiction sont produits au USA. C'est le plus bas chiffre de l'histoire hollywoodienne.

 

Affaiblis économiquement, des studios sont rachetés. En 1962, MCA prend le contrôle de Universal. La Paramount est rachetée par Gulf et Western et en 1966, United Artist par TransAmerica Corp.

 

Mouvements de contestations:

 

De manière globale l'industrie américaine n’était pas préparée aux transformations des années 60. Pendant la Grande dépression et la seconde guerre mondiale, Hollywood a réussi à construire des mythes sociaux et à exposer aux populations les événements à l'aide de fictions. Toutefois, au début des années 60 Hollywood est en déclin. La fréquentation des salles baisse car les nouveaux dirigeants des studios ne répondent pas aux attentes du public.

Les producteurs préfèrent travailler sur les comédies musicales de Broadway et sur des drames historiques. 

 

Les jeunes quant à eux s'orientent vers la culture rock. Des protestations contre la ségrégation raciale prend rapidement un aspect social. 

Martin Luther King prononce son fameux discours « I have a dream » lors de la marche de 1963 sur Washington, D.C. 

 

Ces événements défient l'industrie du cinéma américain. Hollywood évite ces sujets, d'une part, de peur de créer des contestations provenant de la population blanche et, d'autre part, pour éviter de se voir refuser des films par les exploitants des états du sud. Mais, peu à peu des films comme « Lilies of the Field » de Neslon , « Nothing but a man » de Michel Roemer traite des sujets relatifs aux problème raciaux alors que jusqu'ici aucun réalisateur ou producteur ne s’était aventuré à traiter de tels sujets.

 

      

 

 Ainsi Hollywood parti de rien, se construit et gagne du pouvoir, notamment grâce aux nouvelles innovations technologiques. L'histoire et la politique jouent un rôle essentiel dans le développement de Hollywood. Les studios, les producteurs er les comédiens recherchent avant tout à distraire les télé-spectateurs. Mais Hollywood pour réussir à faire du bénéfice, doit opter pour une logique industrielle.

 

 

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Commentaires (7)

1. pac man 24/02/2016

2. b2o 06/10/2014

c'est génial sa aide pour mon exposer

3. JULIETTE 19/02/2014

plein d'info pour mon exposé merci

4. JULIETTE 19/02/2014

trop cool[image][/image]

5. mC nUGGETS 26/11/2013

Changez de TPE, je connais des gens

signé : MC NUGGETS

6. théo 14/11/2013

good

7. JoséeL (site web) 01/04/2013

Merci , pour ces renseignements.

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